Questionnement sur la lecture : enseignement, apprentissage ? Des réflexions à prendre en compte…

Publication du groupe local de la Haute-Loire de l’AFL (Association Française pour la lecture). Titre de la page « Parents, enseignants, on vous ment ». Dominique Vachelard

Lire ci-dessous le pdf du journal Le lIseron n° 37. Quelques citations que j’en retiens :

Une étude de PIRLS : Progress in International Reading Literacy 2016

(Programme International de Recherche en Lecture Scolaire) dont voici les résultats :

« Selon PIRLS-2016, en France (72% atteignent le niveau 2 ; 4% le niveau 4). Ces résultats s’aggravent depuis 2001 : respectivement 77% et 7%. La France est à la 34e et dernière place en Europe. »

Le niveau 2 est le niveau atteint par une grande majorité des élèves sortant du primaire qui savent déchiffrer, comprennent plus ou moins ce qu’ils lisent mais qui n’accèdent pas à une bonne compréhension comme au  « niveau 3 élevé » ni au niveau 4 des compétences remarquables que le numéro du journal explique ainsi pour les élèves peu nombreux qui l’atteignent : « 4%, il s’agit de la frange de population, que l’on peut estimer même à 10% si l’on veut, qui est capable d’utiliser la langue écrite pour ce qu’elle a de spécifique :

  • rapidité de sélection de l’information,
  • accès et prélèvement directs,
  • outil de structuration de la pensée,
  • de transformation de la réalité ,
  • de production de savoirs nouveaux,
  • d’aide à la prise de décisions, etc. »

ce que l’on appelle donc les compétences remarquables, les compétences de la vraie lecture qui s’attache d’abord à comprendre le sens explicite des textes mais également l’implicite. Lecture qui va être demandée de plus en plus à tous les élèves dans les années collège et au lycée. Lecture qui va mettre en difficulté de nombreux élèves si une aide ne leur est pas apportée spécifiquement.

liseron37

 

 

Sur la page du ministère est notée la baisse de performance depuis la dernière évaluation en 2011 : « Les performances basées sur la compréhension de textes informatifs baissent davantage (- 22 points) que celles des textes narratifs (- 6 points). » Il s’agit là d’un autre problème que je connais bien au collège puisque en tant que professeure documentaliste, je le découvre chaque année, lorsque les élèves doivent faire des recherches documentaires sur des textes différents de la fiction, des textes documentaires, informatifs qu’ils soient sur papier ou sur le web. La lecture numérique a en outre, ses spécificités par rapport à l’imprimé qui nécessitent non pas un quelconque déchiffrage mais des lectures sélectives ou approfondies d’une page.  La lecture linéaire, de la page grise n’est plus permise, il faut sans cesse tenir compte de la mise en page, des liens hypertextes, savoir naviguer, la page n’est accessible sur les moteurs que par des mots clés qu’il faut savoir choisir, etc.)

Enfin, il est signalé ceci : « 6 % des élèves français n’atteignent pas le niveau le plus élémentaire de PIRLS ».

Lire la page web du ministère : ICI

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