Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour ré-inventer l’école publique

Dans un reportage de France24, sont exposées les multiples méthodes dites « innovantes » qui se sont développées non pas… dans l’Education nationale mais dans les écoles privées comme si l’Education nationale tenait à l’écart tout ce qui pourrait la remettre en question.

Il serait grand temps que le public soit capable de se remettre en cause car les pédagogies alternatives sont en train d’être préemptées par le privé qui va en faire un support commercial (la pédagogie Montessori est devenue une bonne affaire) et/ou un outil au service d’un discours réactionnaire (cf. les écoles « Espérance banlieue »)…

Ce qui est montré dans cette vidéo, en vrac : Manipuler, être actif, hors de tout cours magistral… pour mieux intégrer les notions abstraites, cela paraît évident. Mais cela ne se fait pas dans les classes ordinaires de l’éducation nationale à tous les niveaux. Le travail en groupe, les élèves doivent s’entraider. Au lieu de classes par niveau d’âge, des classes multi-âges par cycles (au collège, cycle 3 et cycle 4 et élèves regroupés dans ce nouveau type de classe par compétences, chacun allant à son propre rythme dans une discipline), notes supprimées et remplacées par des évaluations de compétences qui s’adaptent plus finement aux capacités de chaque élève qu’il soit très performant ou « en difficultés ». La classe mutuelle dans un lycée : chacun avance à son rythme et les élèves par petits groupes s’entraident, se donnent des explications mutuellement, le professeur étant là comme ressource que l’on peut appeler à l’aide et il est alors dégagé du cours à toute une classe pour ne se consacrer qu’aux élèves qu’il repère en difficulté. L’école française, on le sait, par rapport aux autres pays, se distingue par sa capacité à reproduire les inégalités sociales. Il y a urgence alors à sortir du cours magistral qui s’adresse à tout le monde uniformément même si les professeurs tentent de s’occuper de chacun mais l’on sait que toujours restent à l’abandon ceux qu’à l’Association Française pour la Lecture (AFL) dont je suis adhérente, on nomme « les cinq derniers ». Urgence à s’occuper par des méthodes renouvelées de ces cinq derniers qui sont dans les classes, y font souvent de la résistance, sont souvent exclus des classes si ce n’est du collège lui-même. Là, je parle du collège et de mon vécu dans mon collège. Il est temps que des méthodes éprouvées même si elles sont contestées à la fois par certains membres du corps enseignant et de tous temps contrecarrées par l’administration (voir l’exemple historique de Célestin Freinet…), soient proposées dans les classes ordinaires de l’Education nationale et non pas seulement hors de ses limites, dans les écoles privées sous contrat ou pas…

Consulter la vidéo ici

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s